Programmes de recherche : résultats 2020

Les attaques très sévères d’insectes ravageurs en 2020 (grosses altises, charançons de la tige et Pucerons cendrés) ainsi que le gel prononcé de fin mars 2020 ont permis de mettre en évidence des différences très nettes de comportement entre les lignées. Les données de rendement en 2020 sont donc très corrélées à la tolérance aux insectes (grosses altises, charançons de la tige) et à la tolérance aux gels tardifs.

 En ce qui concerne le programme « variétés de printemps », la sècheresse du printemps 2020 qui a débuté dès les semis et les attaques incontrôlables de méligèthes ont fortement pénalisé le niveau de production des lignées. Ces problèmes récurrents au niveau du climat et des dégâts d’insectes compliquent très fortement le travail de sélection mais permet d’identifier les lignées les plus tolérantes vis-à-vis de ces facteurs.

·    Essais variétaux

Des essais ont été mis en place :

  • semis d’automne  à :

Magny sur Tille (21), Perrigny les Dijon 21), Bretenière (21) et Châlon sur Saône (71)

  • semis de printemps à :

Barges (21) et Rémilly sur Tille (21)

Avec en complément  des suivis de parcelles au Nord de l’Yonne et dans la plaine de Tavaux (39)

Les plates-formes ont permis d’évaluer la potentialité de chaque variété par zone.

  • 26 lignées sur 28 ont un rendement supérieur au témoin Espérance
  • 34 variétés sont supérieures au meilleur des témoins (Corolle)
  • 11 lignées testées sont intéressantes dans l’essai Zéro pesticides.
  • 11 lignées semblent beaucoup moins sensibles aux attaques d’altises.
  • Les témoins Ficita, Etamine et Espérance ont été presque totalement détruits.

·    Essais conduite de culture

  • Programme insecticides

L’essai de Vieux Châteaux a mis en évidence une efficacité de seulement 60 % du Boravi sur larves de grosses altises lorsque celui-ci est bien appliqué.

Il semblerait qu’une intervention chimique est à positionner lorsque le seuil de 2 larves d’altises de taille L2 soit le plus opportun. Ce sera à confirmer par des essais complémentaires.

  • Essai  de cultures de moutarde « Bio »

La parcelle implantée a pu être récoltée. Les conditions climatiques très sèches de l’année, ont induit à des rendements de 3.4 qx/ha avec des graines de bonnes qualités mais avec une taille inférieure au critère des Industriels.

  • Programme de désherbage

Depuis 10  ans, nous constatons que  les résultats sont similaires.

  • Les bandes « conventionnelles » restent propres jusqu’au mois de février, sans souci particulier.
  • Les bandes « tout mécanique » se salissent durant l’hiver et le passage d’outils au printemps est compliqué lorsque les conditions climatiques sont humides. Les plantes de moutarde poussent ensuite trop vite, rendant le passage d’outils difficile. Cependant, en 2020, le désherbage mécanique a très bien fonctionné.
  • Il semble que la troisième modalité soit plus facile à mettre en œuvre car la demi-dose de produits, appliquée à l’automne, freine énormément le développement des adventices pendant l’hiver et est une assurance en cas d’impossibilité de rattrapages au printemps.

Cette modalité permet une diminution de 30% d’herbicide mais qui demande un équipement spécifique. La limite de ce type d’essai est que dans la zone « altises », il est préférable

  • Pratiques agronomiques adaptées vis-à-vis du dérèglement climatique

Les essais « dates de semis » ont mis en évidence qu’il était préférable de retarder les dates de semis habituelles de 8 à 15 jours.

  • Essais « mesure de l’impact des pollinisateurs sur le rendement »

Mise en place de cage d’isolement et d’une vingtaine de ruche.

->7 % de rendement en plus est constaté, lors de la présence de pollinisateurs.

Avec le concours financier de :

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